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Première Leçon

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COURS ÉLÉMENTAIRE

DE BOTANIQUE

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PREMIÈRE LEÇON

CARACTÈRES GÉNÉRAUX DES PLANTS. — STRUCTURE DES TISSUES VÉGÉTAUX
OU ORGANES ÉLÉMENTAIRES. — ORGANES FONDAMENTAUX
CONSIDÈRES DANS LES DIFFÉRENTES PÉRIODES DE LA VIE DU VÉGÉTAL,.


§ 1er. La Botanique est la science qui traite des végétaux.

Dans les notions préliminaires qui sont placées en tête de la Zoo-

logie, on a tracé les principaux caractères qui distinguent les végé-
taux des animaux, et de leur comparaison on a déduit une défini-

tion générale des uns et des autres. Nous nous contenterons de la
rappeler ici : Les animaux sont des corps qui se nourrissent, se

reproduisent, sentent et se meuvent. Les végétaux sont des corps
qui se nourrissent et peuvent se reproduire, mais qui ne sentent ni

ne se meuvent volontairement. Une définition plus rigoureuse du
végétal ne pourrait être bien comprise au début de ce livre ; elle

devra ressortir de toutes les notions qui y seront exposées, et leur
servir en quelque sorte de conclusion.

Au mot de plante on attache généralement l'idée d'un arbre ou
d'une herbe, et nous pouvons en commençant nous contenter de

cette notion vulgaire. Cette plante a ordinairement des racines,
une tige et des branches, des feuilles, des fleurs, et plus tard des

fruits et des graines. C'est ce que tout le monde sait, et ceux qui
s'en sont occupés un peu moins sommairement savent de plus que

ces parties, les fleurs, par exemple, sont elles-mêmes composées
de plusieurs parties plus petites.

Si l'on décompose celles-ci à leur tour, puis si l'on cherche, par
une suite d'analyses de plus en plus minutieuses, à diviser en par-

ties plus petites encore celles auxquelles on est déjà parvenu, on
finit par en trouver qui ne se prêtent plus à aucune division. On
doit les considérer comme les éléments du corps qu'on examine,
et on leur donne le nom d'organes élémentaires. Les parties résul-
tant de leur réunion, qui forment elles-mêmes un tout nettement

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limité, qui concourent à l'exécution de quelque acte de la vie, de
quelque fonction, reçoivent le nom d'organes composés.

ORGANES ÉLÉMENTAIRES.

§ 2. Les organes élémentaires, ce dernier terme de notre ana-
lyse, ne peuvent être admis comme tels définitivement et absolu-
ment, puisque notre esprit ne peut concevoir un corps sans parties.
Mais nous devons nous arrèter à la limite au delà de laquelle nos

sens, aidés des moyens les plus puissants que la science nous four-
nisse, ne nous montrent plus rien de net et de certain, et où com-

mence le champ des hypothèses. Cette limite a été déjà reculée
assez loin par le perfectionnement des méthodes et des instruments
d'observation, surtout du microscope (1).

Lorsqu'on examine par leur moyen une portion quelconque

d'un végétal, le dernier degré de division auquel on est parvenu
le montre composé d'une foule de cavités de formes et de gran-

deurs différentes. Les unes sont circonscrites par une paroi qui leur
est propre, comme le serait, par exemple, un sac ; les autres ne

sont que les intervalles des premières, les vides que ces sacs, placés
les uns auprès des autres, laissent entre eux partout où leurs pa-
rois ne se touchent pas immédiatement.

On peut réduire à trois modifications principales les formes que

présentent les sacs ou cavités à parois propres. Tantôt ils sont à
peu près également distendus dans tous les sens, ou du moins il

Trulli

n'y a pas un sens suivant lequel ils s'allongent
plus fréquemment que suivant un autre. Les sacs
qui prennent cette forme sont appelés cellules ou
utricules (fig. 1).

Tantôt ils s'allongent dans un sens suivant lequel leur diamètre,

égale un certain nombre de fois le diamètre transversal. Ils sont
alors le plus ordinairement effilés à leurs deux bouts ; s'ils sont
courts, leur forme est à peu près celle d'un fuseau, et c'est ce qui


(1) Sans l'aide du microscope, les parties dont nous allons nous occuper d'abord
ne peuvent être bien vues, et c'est un véritable regret pour nous que les premières
notions que nous devons exposer ne puissent ètre vérifiées par les veux des élèves. Il
est donc à désirer que le maître, familiarisé lui-même avec l'usage des instruments et
la préparation des tissus, leur en montre sous le microscope les principales modifica-
tions, et leur fasse en même temps rendre compte de ce qu'ils voient ainsi. C'est
pour cela que nous avons toujours, autant que possible, pris nos éxemples dans des
plantes communes et faciles à se procurer.

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avait porté M. Datrochet à les appeler des clostres (χλωστήρ, fig. 2).

S'ils sont plus longs, ce sont des tubes terminés en

pointe à leurs deux extrémités. Comme ce sont eux

qui forment la plus grande partie du bois, et comme

dans ce cas on les désigne ordinairement sous le

nom de fibres ligneuses, nous leur appliquerons le

nom générique de fibres (fig. 3).

Enfin ces sacs peuvent se présenter sous la forme

de tubes assez longs pour que deux de leurs extré-

mités se trouvent très-éloignées l'une de l'autre, et

que dans le champ du microscope l'œil ne puisse

en apercevoir au plus qu'une à la fois. On les ap-

pelle alors des vaisseaux (fig. 4).

Entre ces trois degrés, les utricules, les fibres et les

Entre ces trois degrés, les utricules, les fibres et les

fibres peuvent se raccourcir assez pour recevoir le

nom d'utricules, s'allonger assez pour recevoir le

nom de vaisseaux ; confusion qui a peu d'inconvé-

nients, puisqu'au fond c'est toujours à une même classe d'organes,

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